
Je ne sais pas vraiment ce que je fais sur ce blog, à penser à tout ce que je vais bien pouvoir écrire, à tout ce qui me passe et me passera par la tête. Peu importe, c'est fait.
Je touche à peine mon clavier que des milliers de questions se bousculent dans ma tête, toutes celles que je n'ose pas poser, et qui, de toute façon, ne trouveront jamais de réponses.
Ces questions que tout le monde se pose, que n'importe qui veut comprendre, sans jamais y arriver. Parce qu'au fond, sous nos airs désinvoltes, on a tous peur. Peur de l'Amour, de la Mort, peur que tout ce qui nous arrive de bon et de mauvais finisse un jours. On ne veux pas admettre que de jour en jour, après chaque coup, il est chaque fois plus dur de se relever, de jouer au battant.
Je suis fatiguée, épuisée de toujours avoir l'air forte, de sourire, alors que j'aimerais juste pleurer, pleurer, et pleurer encore dans les bras de quelqu'un qui puisse me regarder, et me comprendre en me disant que demain, tout ira mieux, tout ira bien.
Et pourtant, j'ai l'impression d'être seule au monde, seule à comprendre, seule à savoir, seule dans mon égocentrisme, dans ma paranoïa permanente, celle qui me ronge les ongles, en attendant que la jalousie ronge le reste.
Et l'Espoir, vous savez, celui qui vous bouffe par morceaux ? Celui qui s'aiguise dans chaque centimètre carré de votre peau, qui se déguise sous des vagues de bonheur, de bonheur irréel et fantasmagorique ? C'est cet Espoir, le vrai, qui vous tue, qui vous aspire, votre vie, le peu de dignité qu'il vous reste, et qui vous rend capable de tout, de vous trainer par terre comme si vous n'étiez rien. L'Espoir vous boit, il vous salit jusqu'aux entrailles.
J'aimerais être de ces femmes fortes qu'on voit dans les films.
J'aimerais juste diriger ma Vie, enfin.
C'est dur de rire alors que tous les pêchers du Monde vous lèchent.
Amen à celui qui a tout lu. ♣
